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Évasion

Critique

Critique, critique, d’où viens-tu ?
Es-tu celle qui vient d’une contrée lointaine au doux paysages et aux bruits harmonieux ?

Ou, es-tu celle qui dégrade l’atmosphère, fumée toxique qui ternie le mental ?

Tu es bien ambivalente, critique. Tantôt tu charmes et allèges par tes mots simples et purs, tantôt tu es le résultat d’un accord de mots disgracieux, sur une continuité de fausses notes.

Tu joues à un double jeu, tu es si hypocrite mais pourtant tout le monde t’utilises.
Qui es-tu réellement, critique ?

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Évasion histoires

Une judicieuse réalisation

« Depuis quand as-tu commencé ?

– Depuis aussi longtemps que je m’en souvienne.
– Et pourquoi ?
– Honnêtement, au début, je ne le savais pas moi-même mais depuis peu, j’ai compris.
– Et qu’as-tu compris ?
– Que cela me permettait d’oublier, de me sentir vivante le temps d’un instant, de chasser les normes, ce que l’on exige de nous, ce que la société veut de nous.
– Oublier quoi ?
– Les problèmes de la vie au quotidien, la dépression, ces trucs là.
– Quels trucs ?
– Ces choses qui nous font chier, le harcèlement pour certains, les moqueries pour d’autres, la pression, le sentiment d’incompréhension, la frustration, la colère, l’angoisse, la haine et plein d’autres… Juste pouvoir oublier ce monde pourri dans lequel nous vivons et qui d’ailleurs se dégrade de jour en jour.
– C’est donc pour cela que tu as commencé à boire, à fumer et à te droguer ?
– J’ai commencé à fumer pour faire passer ma frustration et la pression que je subissais. Puis j’ai finis par boire jusqu’à ne plus rien ressentir, juste pour me sentir bien et à l’aise en présence des autres durant les soirées. Bien sûr je buvais comme un trou que quand nous étions entre potes de confiance. Puis j’ai vu que fumer et boire ne faisaient plus trop d’effets alors je suis passée à l’étape supérieure, la drogue.
– Et maintenant, qu’en penses-tu ?
– Désolée pour le terme mais c’était une « belle saloperie ».
– C’était ? Cela veut dire que tu as arrêté ?
– Non, cela veut dire que je me suis rendu compte de la gravité de la situation, que je me pourrissais la vie et surtout que je prenais le chemin des faibles.
– Le chemin des faibles ?
– J’ai préféré la facilité et au lieu de faire face à mes démons, je les ai juste repoussés et Ils se sont accumulés. De toute façon, ils n’ont même pas eu besoin de me détruire car je le faisais moi-même, je leur ai donné une satisfaction immense.
– Alors comptes-tu arrêter ?
– Cela ne va pas être facile mais je vais tout faire pour arrêter, je me suis déjà assez détruite alors autant essayer de réparer le peu qu’il y a à réparer.
– Alors pourquoi es-tu venue me voir si tu savais déjà quoi faire ?
– Car le dire à haute voix et en parler à quelqu’un aide beaucoup et c’est l’une des étapes à franchir afin de remonter la pente. Prendre conscience.
– Très bien, la prochaine séance sera dans un mois, d’ici là, s’il y a un problème, tu peux m’appeler.
– Merci.
– Ne me remercie pas, remercie-toi d’avoir pris les bonnes résolutions.

Ainsi, elle sortit du cabinet du psychologue, prête pour un nouveau départ.

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Évasion Poésie en prose

Ange déchu

Dans un coin de la planète, dans la nuit noire un ange déploiyait ses ailes. La douleur fut immense mais la libération n’en fut que plus grande. Ces ailes semblaient ne faire qu’un avec la nuit, elles étaient noires, reflétant le côté sinistre de la nuit.

L’ange déchu en était fier, elles étaient une part de lui et sans elles, il n’était rien. Elles fortifiaient son caractère, lui donnant une certaine place et une certaine importance.

Il s’envola bien vite, ressentant l’adrénaline et le sentiment de danger. Il était poursuivi et il le savait mais ne semblait s’en préoccuper, il jouait à un jeu dangereux.

Il fit une grande ascension avant de chuter avec puissance jusqu’au porte de l’enfer.

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Évasion Poésie en prose

Ange

Dans la nuit douce et tranquille, un ange déploie ses ailes. La douleur vient d’abord, déformant les traits de l’ange avant que cette douleur lacinante se transforme en délivrance et apaisement. La blancheur de ses plumes contrastait avec la nuit noire se tenant devant lui.

Puis d’un coup, comme si il avait entendu un accord silencieux, il s’élança dans les airs, volant à toute allure, laissant ainsi le vent fouetter son visage et traverser ses ailes.

Pourquoi la nuit ? Me direz-vous.

Car il avait peur du soleil, ne voulant se brûler les ailes.