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Poésie en prose

Nuages

Je rêve telle une enfant de pouvoir toucher les nuages, les laisser glisser entre mes doigts, avoir la possibilité de voir ce ciel bleu de plus près. Penchée vers l’hublot, les yeux ancrés sur le ciel et ces nuages qui ont l’air si proche, je m’imagine mille et une aventure.
Quand le ciel resplendit et que le soleil est particulièrement rayonnant, les nuages sont d’un blanc divin, ils m’émerveillent. Je ne cesse de les regarder captivée, envoûtée, mon esprit s’évade. Les nuages blancs ont l’air si purs, ils ne semblent pas être atteints par la pollution, les vices ou autres forces corrompues.
Ils nous laissent apercevoir à travers eux, différentes formes venant de notre imagination. Par contre quand le ciel et le soleil semblent lointain, les nuages s’assombrissent puis se déversent sur nos têtes. Ils n’incarnent plus cette beauté divine mais ils sont remplis de quelque chose de plus obscur, néanmoins envoûtant.
C’est pourquoi, les simples mortels auront plus tendance à contempler les nuages quand ils sont blancs que quand ils sont gris-sombres. Ils préfèrent se voiler la face avec un semblant de pureté au lieu d’admettre que la noirceur a déjà contaminé le monde.

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Évasion Poésie en prose

Ange déchu

Dans un coin de la planète, dans la nuit noire un ange déploiyait ses ailes. La douleur fut immense mais la libération n’en fut que plus grande. Ces ailes semblaient ne faire qu’un avec la nuit, elles étaient noires, reflétant le côté sinistre de la nuit.

L’ange déchu en était fier, elles étaient une part de lui et sans elles, il n’était rien. Elles fortifiaient son caractère, lui donnant une certaine place et une certaine importance.

Il s’envola bien vite, ressentant l’adrénaline et le sentiment de danger. Il était poursuivi et il le savait mais ne semblait s’en préoccuper, il jouait à un jeu dangereux.

Il fit une grande ascension avant de chuter avec puissance jusqu’au porte de l’enfer.

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Évasion Poésie en prose

Ange

Dans la nuit douce et tranquille, un ange déploie ses ailes. La douleur vient d’abord, déformant les traits de l’ange avant que cette douleur lacinante se transforme en délivrance et apaisement. La blancheur de ses plumes contrastait avec la nuit noire se tenant devant lui.

Puis d’un coup, comme si il avait entendu un accord silencieux, il s’élança dans les airs, volant à toute allure, laissant ainsi le vent fouetter son visage et traverser ses ailes.

Pourquoi la nuit ? Me direz-vous.

Car il avait peur du soleil, ne voulant se brûler les ailes.

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Poésie en prose

Mondes différents.

Toi et moi sommes de mondes différents, nous ne voyons pas la vie de la même façon. Quand je marche à reculons, tu avances lentement et quand j’avance, tu recules.

Toi et moi, on ne voit pas le même ciel ; égarée par ce beau ciel, je semble voir les astres me sourire et les étoiles m’envelopper. Ton ciel à toi, a l’air plus lucide, il est beau, ardent et scintillant, le soleil te réchauffe et les nuages t’apportent de la légèreté.

Nous sommes si différents, parfois je suis la lune et toi le soleil et d’autres fois je suis le soleil et toi la lune. Peut-être qu’un jour nous verrons le même monde, que le même ciel s’offrira à nous, alors peut-être nous nous retrouverons.

Hélas je vis dans mon monde forgé avec enthousiasme, mon refuge. Et toi le tien, mystérieux et inconnu, un endroit que seul toi côtoies. Un jour, peut-être que ces mondes qui nous empêchent de nous réunir seront déclencheur de notre rapprochement. Nos entités parfaites.

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Poésie en prose

Rêve Éveillé

Je voulais juste m’endormir, rêver, voler, oh oui ! je voulais m’envoler vers le pays imaginaire et retrouver Peter Pan. Laisser mon imagination vagabonder dans les méandres de mon esprit farfelue. Toucher du doigt, caresser tel de la soie mes pensées lugubres et les transformer en un salut , une illusion assez satisfaisante pour la rêveuse que je suis.

Pourquoi m’empêcher vous de rêver ? De rejoindre mon monde lunaire et scintillant ? M’empêcher de vivre ? Je me sens oppressée, destinée à faire une chose que je ne veux pas faire, qui n’est pas ma destinée mais ce que l’on veut de moi. Les chaînes se resserrent, je suffoque, je panique, je respire mais c’est comme si je ne le faisais pas vraiment. J’ai l’impression de porter tout le poids du monde sur mes frêles épaules. Je m’oblige avec tant de ferveur à comprendre, à faire et à assimiler, je me détruis presque. Je suis ma propre nuisance, je me sens si mal, je me fais du mal. Tout ce que je demande c’est pouvoir rêver, on dit que les illusions sont parfois faites pour être brisées mais pour les briser ne faut il pas rêver ?

Je cherche une réalité alternative dans ce monde que je crée dans ma tête, dans cet endroit si étrange mais si envoûtant. Je me sens une âme aventurière, je me sens vivante.

Ne m’octroyez pas ce sentiment, je suis tellement sous pression, la peur de l’échec est grande, l’envie de perfection est immense. Je veux juste rêver, rejoindre l’El Dorado, voyager dans L’Atlantide, avec légèreté.