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Évasion histoires

Une judicieuse réalisation

« Depuis quand as-tu commencé ?

– Depuis aussi longtemps que je m’en souvienne.
– Et pourquoi ?
– Honnêtement, au début, je ne le savais pas moi-même mais depuis peu, j’ai compris.
– Et qu’as-tu compris ?
– Que cela me permettait d’oublier, de me sentir vivante le temps d’un instant, de chasser les normes, ce que l’on exige de nous, ce que la société veut de nous.
– Oublier quoi ?
– Les problèmes de la vie au quotidien, la dépression, ces trucs là.
– Quels trucs ?
– Ces choses qui nous font chier, le harcèlement pour certains, les moqueries pour d’autres, la pression, le sentiment d’incompréhension, la frustration, la colère, l’angoisse, la haine et plein d’autres… Juste pouvoir oublier ce monde pourri dans lequel nous vivons et qui d’ailleurs se dégrade de jour en jour.
– C’est donc pour cela que tu as commencé à boire, à fumer et à te droguer ?
– J’ai commencé à fumer pour faire passer ma frustration et la pression que je subissais. Puis j’ai finis par boire jusqu’à ne plus rien ressentir, juste pour me sentir bien et à l’aise en présence des autres durant les soirées. Bien sûr je buvais comme un trou que quand nous étions entre potes de confiance. Puis j’ai vu que fumer et boire ne faisaient plus trop d’effets alors je suis passée à l’étape supérieure, la drogue.
– Et maintenant, qu’en penses-tu ?
– Désolée pour le terme mais c’était une « belle saloperie ».
– C’était ? Cela veut dire que tu as arrêté ?
– Non, cela veut dire que je me suis rendu compte de la gravité de la situation, que je me pourrissais la vie et surtout que je prenais le chemin des faibles.
– Le chemin des faibles ?
– J’ai préféré la facilité et au lieu de faire face à mes démons, je les ai juste repoussés et Ils se sont accumulés. De toute façon, ils n’ont même pas eu besoin de me détruire car je le faisais moi-même, je leur ai donné une satisfaction immense.
– Alors comptes-tu arrêter ?
– Cela ne va pas être facile mais je vais tout faire pour arrêter, je me suis déjà assez détruite alors autant essayer de réparer le peu qu’il y a à réparer.
– Alors pourquoi es-tu venue me voir si tu savais déjà quoi faire ?
– Car le dire à haute voix et en parler à quelqu’un aide beaucoup et c’est l’une des étapes à franchir afin de remonter la pente. Prendre conscience.
– Très bien, la prochaine séance sera dans un mois, d’ici là, s’il y a un problème, tu peux m’appeler.
– Merci.
– Ne me remercie pas, remercie-toi d’avoir pris les bonnes résolutions.

Ainsi, elle sortit du cabinet du psychologue, prête pour un nouveau départ.

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pensées

Pensée n°2

On joue à cache cache la nuit car nous savons qu’il est difficile de nous retrouver. Enfant de la nuit, nous ne vivons que pour elle, sans elle nous ne sommes rien.

Certains la voient comme un cauchemar, la maison des ombres, ces êtres dont nous doutons l’existence. D’autres la voient comme un moment de douceur, de rêverie, de calme.

Certains s’égarent dans la nuit et d’autres s’y retrouvent.

Mais vous, que pensez-vous de la nuit ?

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pensées

Pensée n°1

Derrière chaque peinture se trouve une vérité, une pensée cachées.

Et si ces belles peintures ne déguisaient-elles pas la folie de son auteur !

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Évasion Poésie en prose

Ange déchu

Dans un coin de la planète, dans la nuit noire un ange déploiyait ses ailes. La douleur fut immense mais la libération n’en fut que plus grande. Ces ailes semblaient ne faire qu’un avec la nuit, elles étaient noires, reflétant le côté sinistre de la nuit.

L’ange déchu en était fier, elles étaient une part de lui et sans elles, il n’était rien. Elles fortifiaient son caractère, lui donnant une certaine place et une certaine importance.

Il s’envola bien vite, ressentant l’adrénaline et le sentiment de danger. Il était poursuivi et il le savait mais ne semblait s’en préoccuper, il jouait à un jeu dangereux.

Il fit une grande ascension avant de chuter avec puissance jusqu’au porte de l’enfer.

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Évasion Poésie en prose

Ange

Dans la nuit douce et tranquille, un ange déploie ses ailes. La douleur vient d’abord, déformant les traits de l’ange avant que cette douleur lacinante se transforme en délivrance et apaisement. La blancheur de ses plumes contrastait avec la nuit noire se tenant devant lui.

Puis d’un coup, comme si il avait entendu un accord silencieux, il s’élança dans les airs, volant à toute allure, laissant ainsi le vent fouetter son visage et traverser ses ailes.

Pourquoi la nuit ? Me direz-vous.

Car il avait peur du soleil, ne voulant se brûler les ailes.

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Poésie en prose

Mondes différents.

Toi et moi sommes de mondes différents, nous ne voyons pas la vie de la même façon. Quand je marche à reculons, tu avances lentement et quand j’avance, tu recules.

Toi et moi, on ne voit pas le même ciel ; égarée par ce beau ciel, je semble voir les astres me sourire et les étoiles m’envelopper. Ton ciel à toi, a l’air plus lucide, il est beau, ardent et scintillant, le soleil te réchauffe et les nuages t’apportent de la légèreté.

Nous sommes si différents, parfois je suis la lune et toi le soleil et d’autres fois je suis le soleil et toi la lune. Peut-être qu’un jour nous verrons le même monde, que le même ciel s’offrira à nous, alors peut-être nous nous retrouverons.

Hélas je vis dans mon monde forgé avec enthousiasme, mon refuge. Et toi le tien, mystérieux et inconnu, un endroit que seul toi côtoies. Un jour, peut-être que ces mondes qui nous empêchent de nous réunir seront déclencheur de notre rapprochement. Nos entités parfaites.

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Poésie en prose

Rêve Éveillé

Je voulais juste m’endormir, rêver, voler, oh oui ! je voulais m’envoler vers le pays imaginaire et retrouver Peter Pan. Laisser mon imagination vagabonder dans les méandres de mon esprit farfelue. Toucher du doigt, caresser tel de la soie mes pensées lugubres et les transformer en un salut , une illusion assez satisfaisante pour la rêveuse que je suis.

Pourquoi m’empêcher vous de rêver ? De rejoindre mon monde lunaire et scintillant ? M’empêcher de vivre ? Je me sens oppressée, destinée à faire une chose que je ne veux pas faire, qui n’est pas ma destinée mais ce que l’on veut de moi. Les chaînes se resserrent, je suffoque, je panique, je respire mais c’est comme si je ne le faisais pas vraiment. J’ai l’impression de porter tout le poids du monde sur mes frêles épaules. Je m’oblige avec tant de ferveur à comprendre, à faire et à assimiler, je me détruis presque. Je suis ma propre nuisance, je me sens si mal, je me fais du mal. Tout ce que je demande c’est pouvoir rêver, on dit que les illusions sont parfois faites pour être brisées mais pour les briser ne faut il pas rêver ?

Je cherche une réalité alternative dans ce monde que je crée dans ma tête, dans cet endroit si étrange mais si envoûtant. Je me sens une âme aventurière, je me sens vivante.

Ne m’octroyez pas ce sentiment, je suis tellement sous pression, la peur de l’échec est grande, l’envie de perfection est immense. Je veux juste rêver, rejoindre l’El Dorado, voyager dans L’Atlantide, avec légèreté.